Sommaire
Introduction générale
Motivation du choix
Qu’est-ce que le problème ouvert ?
Typologie des problèmes ouverts
Expérimentation d’un problème ouvert
Les constatations
La mise en commun des conjectures
Conclusion
Bibliographie
INTRODUCTION GENERALE

L’enseignant débutant tente de faire face, au fur et à mesure, aux problèmes quotidiens qu’il rencontre dans la classe. Le souci de sa propre réussite ou de son propre échec risque de l’emporter dans un premier temps sur celui de la réussite ou de l’échec de ses élèves. Il tente de s’en sortir en recourant à son expérience d’ancien élève ou à celle des enseignants plus expérimentés. Ce faisant et quelles que soient ses intentions pédagogiques, il s’éloigne peu des modèles les plus traditionnels.
Comment en serait-il autrement ? Ce que le présent travail souhaite contribuer à développer chez les enseignants c’est la capacité de faire des choix en suscitant une réflexion sur la diversité des méthodes pédagogiques et sur les critères qui peuvent servir à s’y orienter. Il s’agit d’introduire une dimension volontariste en pédagogie, de sorte que la pratique de l’enseignement ne soit pas une réaction de défense, l’effet du conformisme ou le fait du hasard, mais l’expression consciente d’une stratégie pédagogique résultant d’un choix raisonné entre des possibles.
Il existe plusieurs méthodes pédagogiques. Et le propos n’est pas de définir la bonne méthode par opposition aux mauvaises. La diversité débouche sur un pluralisme, ou chacun s’oriente en fonction de ce qu’il est, de ce qu’il fait, et de ceux avec lesquels le fait. Le domaine pédagogique, on peut le caractériser ainsi :
L’élève ignore (ce qui n’est vrai qu’en partie).
Le professeur sait(ce qui n’est vrai qu’en partie).
L’élève doit apprendre une partie de ce que sait le professeur (dont il n’est pas toujours convaincu).
Le professeur joue un rôle déterminant dans l’apprentissage de l’élève qui ne peut le faire seul.

La relation d’élèves et de professeurs s’inscrit aussi dans l’ensemble des déterminants sociaux et culturels. L’élève se caractérise par un manque (du à son ignorance) et par un désir (d’apprendre) mais ce manque n’est que relatif (il connaît aussi un certain nombre de choses) et ce désir n’est pas seulement le sien (il est aussi désigné par d’autre comme devant apprendre. Le professeur ne s’identifie pas au savoir : il est tributaire de ses propres études, de ses intérêts personnels, etc ; de plus le savoir qu’il possède se dévalue assez rapidement ; Le temps joue contre lui, et ce qu’il acquiert en expérience, il risque de le perdre en compétence.
Les élèves savent parfois des choses qu’il ignore …
On peut représenter par un schéma relativement simple la structure de toute situation d’enseignement. La figure suivante fait apparaître les trois pôles, la présence simultanée est constituve du champ de la pédagogie à coté de chacun d’entre eux, on indique le domaine de recherche qui s’y rapporte de manière spécifique :

Une méthode pédagogique, c’est une manière spécifique d’organiser les relations entre ces trois termes. Elles peut valoriser l’un ou l’autre, mais ce sont les trois ensembles qui déterminent le champ de la pédagogie.
Il en est de même au niveau de la recherche :

On peut s’intéresser à l’élève et à la manière dont il apprend(rechercher sur l’apprentissage, la motivation etc.)
On peut valoriser le savoir et la manière de la structurer pour le transmettre à d’autres.
On peut s’intéresser d’avantage à l’enseignement et à l’activité qu’il déploie(axe de la pédagogie.
Aborder le problème de l’enseignement par le biais des méthodes, c’est valoriser le troisième axe, celui de la pédagogie et centrer la réflexion sur ce que fait l’enseignant car c’est à lui qu’il appartient de prendre l’initiative et de gérer l’ensemble.