Sommaire
Introduction générale
Motivation du choix
Qu’est-ce que le problème ouvert ?
Typologie des problèmes ouverts
Expérimentation d’un problème ouvert
Les constatations
La mise en commun des conjectures
Conclusion
Bibliographie
MOTIVATION DU CHOIX

Si nous examinons les problèmes proposés dans nos classes, il semble que se sont essentiellement des problèmes dont l’objectif est d’apprendre à l’élève à utiliser des outils mathématiques que le professeur lui a donnés. Sans négliger leur intérêt il me semble dommage de réduire l’enseignement de mathématiques à ce seul aspect. En effet, ces outils deviennent bien souvent une fin en eux-mêmes et les mathématiques sont alors perçues comme une science abstraite et essentiellement déductive. Ce qui me semble diminue considérablement la portée éducative de leur enseignement.
Je pense qu’un autre aspect des mathématiques est presque absent de notre enseignement, c’est l’aspect expérimental et inductif.
La pratique de problèmes ouverts peut permettre de retrouver cet aspect des mathématiques en permettant à l’élève de mettre en route ce que nous appelons une démarche scientifique c’est à dire en lui permettant d’essayer, de conjecturer, de tester, d’éprouver. En ce sens je suis en parfait accord avec les auteurs du livre sur le problème :
L’éducation mathématique développe occasionnellement la mémoire, le sens pratique, les facultés d’abstraction, etc ...Mais le plus important est de cultiver l’intelligence qui est l’aptitude à faire face à des situations nouvelles et à saisir des relations. C’est la recherche de « PROBLEMES » qui est donc l’activité mathématique la plus importante.
Contrairement aux exercices d’exposition, le contenu mathématique importe peu dans un probléme. L’important est de susciter un élan de curiosité et de déclencher un comportement de recherche.
Un deuxième objectif peut-être atteint à travers cette pratique, en effet, comme nous le verrons plus loin, l rôle du professeur et le statut du problème dans cette pratique changent, il y a en quelque sorte une rupture de contrat didactique. Cette rupture nous permet alors, à nous enseignant, de prendre du recul par rapport à notre pratique traditionnelle, en somme de faire « un pas de coté » par rapport à cette pratique.
Enfin, un dernier objectif visé est de permettre aux enseignants de retrouver le plaisir de faire des mathématiques !
Or les problèmes ouverts que nous proposons à nos élèves sont aussi des problèmes pour nous, beaucoup d’entre nous avons eu énormément de plaisir à les chercher et c’est ce plaisir qui nous a incités à les proposer à nos élèves.
Dans la définition du « problème ouvert » se trouve plus ou moins explicitement exprimé un but différent, que l’on peut formuler ainsi :
Placer les élèves dans la situation la plus typique de l’activité de recherche mathématique c’est à dire affronter un problème dont l’énoncé les place dans la situation du chercheur.
L’enseignement par le problème sous-entendu que les mathématiques sont une science constituée à laquelle on s’initie sous la conduite d’un maître (ou d’un livre).
L’initiation à (la modélisation) sous-entendu que les mathématiques sont un outil pour résoudre des problèmes pas nécessairement mathématiques (Mathématiques au service de la physique, de la biologie, de l’economie, etc …)
La pratique du problème ouvert considère les mathématiques comme des sciences vivantes qui a son développement propre et sa logique propre. Ces trois points de vue ont leur part de vérité et il est souhaitable qu’ils coexistent dans l’enseignement, cepandant, on constate que seuls les deux premiers sont pris en compte et transmis par exemple, beaucoup d’élève pensent que les mathématiques se sont développées uniquement à partir des applications (ce qui est historiquement faux y compris l’époque contemporaine).
Enfin, pour certains élèves, la recherche d’un problème se résume trop souvent à trouver le chapitre du cour d’où il est extrait.