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Les
nombres de la suite de Fibonacci( un = un-1
+ un-2 ) se retrouvent dans une curieuse
amusette mise en évidence pour la première fois par Lewis
Carroll, le délicieux auteur d'Alice au pays des merveilles. Nous
ne la donnerons que pour les trois nombres consécutifs 3, 5, 8,
mais on pourrait prendre tout aussi bien trois autres nombres consécutifs
plus loin dans la suite, le paradoxe graphique serait encore plus
difficile à déceler.

Considérons
la figure ci-dessus qui est un carré de côté 8 cm découpé
suivant les lignes marquées et replaçons
les morceaux de la façon indiquée dans le rectangle qui se
trouve à côté.
L'assemblage se fait très facilement, le lecteur s'en convaincra
en le réalisant effectivement, mais comme les aires ne sont pas
modifiées par le déplacement, on prouve ainsi que 64 = 65. En
effet, le carré de 8 a pour aire 64, alors que le rectangle ayant
pour côtés 5 et 13 a pour aire 13 X 5 = 65.
L'erreur, pratiquement impossible à déceler à l'oeil, vient de
ce qu'en réalité il y a un léger jour le long de la diagonale
qui sépare le groupe (AC) du groupe (BD). Ce jour a la forme d'un
parallélogramme très effilé et il a environ 1 mm de largeur
dans sa partie médiane, son aire totale est 1 cm², la différence
précisément entre 65 et 64.
Pour les chercheurs et les curieux, disons que cette amusette
repose sur le fait que les pentes des parties de diagonale bordant
C et A sont très voisines l'une de l'autre et si on veut faire le
calcul de cette pente on trouve à peu près l'inverse du carré
du nombre k.
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